Xavier RIONDET

Xavier Riondet est maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université de Lorraine.

Il est membre de l’équipe Normes et Valeurs du LISEC EA2310 et chercheur associé à l’équipe ERHISE de l’Université de Genève.

Ses travaux de recherche porte de manière générale sur l’évolution des valeurs scolaires et des normativités éducatives en France au XXe siècle. Dans ce cadre, il travaille sur les alternatives pédagogiques, sociales et politiques, ainsi que sur les pratiques spécifiques de socialisation scolaire et de scolarisation.

Il a publié plusieurs contributions sur l’histoire du militantisme pédagogique et en particulier sur l’histoire de l’École Freinet de Vence. Il a également publié des textes sur la manière d’écrire et de faire l’histoire de la pédagogie et des alternatives pédagogiques.

Il est membre élu au CA de l’Association des Enseignants-Chercheurs en Sciences de l’Éducation (AECSE) et membre élu au CA de l’Association Transdisciplinaire pour les Recherches Historiques sur l’Éducation (ATRHE). Il est également membre de la Société Francophone de philosophie de l’éducation (SOFPHIED).

Il est actuellement vice-président de l’association Héloïse.

Ouvrages

Jamais notre système éducatif n’a été autant remis en question que ces dernières années. Alors que la France régresse dans le classement PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), les pédagogies alternatives sont au coeur de l’actualité.
Depuis un siècle, le mouvement de l’Éducation nouvelle, regroupant une pluralité d’acteurs engagés, tente d’envisager d’autres modalités de socialisation et de scolarisation des jeunes générations. Seulement, pour savoir si ces pédagogies peuvent répondre indirectement aux défis de l’actualité, encore faut-il les connaître avec précision.
Cet ouvrage revisite un épisode marquant du monde de la pédagogie pendant l’entre-deux-guerres, par le prisme de son histoire et de ses acteurs. Les trajectoires et itinéraires (de vie, de formation, etc.) de Montessori, Claparède, Decroly, Freinet, Piaget, Makarenko, et d’autres moins célèbres sont ainsi mis en lumière. Ils nous permettent de mieux saisir leur vie, leur pensée, leurs apports, leurs réalisations, et la progression de leurs oeuvres qui se sont diffusées sous des formes multiples jusqu’à nous.

Il y avait chez Nietzsche une conception particulière de la philosophie. Celle-ci s’incarnait dans des formulations atypiques : “le philosophe médecin”, “le philosophe législateur”. Pour le lecteur, cette réflexion nécessite de comprendre différentes notions que Nietzsche mobilise, comme la “culture”, les “valeurs”, l’ “hérédité” ou encore la “généalogie”. Notre contribution se propose de réfléchir à ces notions depuis le champ de la philosophie de l’éducation. Que deviendrait le philosophe de l’éducation s’il se faisait le médecin de sa culture, et en particulier de la culture pédagogique actuelle ? Nous posons plus particulièrement cette question à partir d’un problème précis : les idées pédagogiques et la référence aux pédagogues historiques. Quel rapport peut entretenir le médecin de la culture avec l’histoire des idées pédagogiques ?

Changer l’éducation et la société ? Comment Célestin et Élise Freinet pensent-ils cette question ? On se propose de répondre à cette question en revenant sur la création de l’École Freinet de Vence pendant l’entre-deux guerres et sur le sens politique de cette expérience. En mettant au jour les différents contextes en jeu et la singularité de cette école nouvelle, privée, prolétarienne et naturiste, cette étude montre comment l’expérience de Vence représente la concrétisation d’une pensée critique. Elle donne corps à une réponse originale quant au questionnement sur les changements sociétaux et scolaires à mener en France dans une perspective révolutionnaire.

Dans ce chapitre, nous cherchons à interroger le processus de réception de l’œuvre de John Dewey à l’intérieur d’une pensée critique d’enseignants en nous appuyant sur l’étude d’une revue. Après avoir précisé en introduction dans quel champ événementiel nous souhaitons envisager la réception de Dewey chez les enseignants militants, nous suivrons un plan en trois parties : nous effectuerons une cartographie du collectif de pensée à l’œuvre dans la revue des Cahiers pédagogiques (i), et nous décrirons les traces de l’œuvre de Dewey dans la revue (ii) avant d’évoquer les connexions possibles entre l’œuvre de Dewey et le style de pensée à l’œuvre dans la revue (iii)

Les origines des Cahiers pédagogiques en 1945
Les Sciences de l'éducation - Pour l'Ère nouvelle,n° 46/3 – Xavier Riondet - 2013

L’actuelle revue des Cahiers pédagogiques voit le jour dans la région Rhône-Alpes en 1945. Les origines de la revue se situent en marge de la science de l’éducation lyonnaise et les Cahiers pédagogiques se développent à partir de réseaux reliés aux expérimentations des « classes nouvelles » (1945-1952). L’article se propose de questionner, à travers l’histoire de la revue, la nature et l’influence de ces réseaux qui se situent en marge de l’histoire des réformes éducatives, des didactiques disciplinaires et des sciences de l’éducation. En conclusion, l’article envisage l’utilisation de concepts et de méthodes particulières pour saisir la complexité, mais également la richesse épistémologique d’objets d’étude liés au militantisme pédagogique dans le cadre de recherches d’envergure.

Contact